Menstruation contre entreprises
Ou la
revanche du vagin
...(et
les solutions de rechange…)
par
Chloé Germain - Thérien
Article paru dans www.concordiafrancais.org
C’est un marché bien lucratif (2 milliards de
dollars par année en Amérique du Nord) et surtout
qui semble garanti si l’on considère qu’en moyenne,
une femme utilisant des produits jetables consommera
de 10 000 à 15 000 serviettes hygiéniques ou tampons
dans sa vie.
En commençant à s’interroger, on trouve beaucoup de
raisons de refuser ce que l’on nous propose.
L’écologie
Premièrement, d’un point de vue écologique, les
produits sanitaires sont polluants. Ils sont en
grande partie constitués de plastiques. Leurs
emballages sont surabondants et leurs procédés de
fabrications nocifs pour l’environnement : de
grandes quantités de dioxines sont déversées dans
l’environnement. La moitié des applicateurs de
tampons se retrouvent dans les cours d’eau. Prenez
la quantité de déchets produits par une seule
personne en produits menstruels au cours de sa vie
et multipliez-la par le nombre de femmes qui
utilisent ces produits (il y en a environ 80
millions en Amérique du Nord)…
Nous vivons à une époque où la situation
environnementale est critique, la survie de l’humain
et de milliers d’espèces, en péril. Nous avons un
rôle à jouer.
Notre porte-feuille
Les produits jetables sont chers. Les
multinationales s’enrichissent sur notre dos et
polluent en nous forçant à croire qu’ils nous sont
indispensables. Chaque fois que nous avons nos
règles signifie que nous devons acheter ces produits
et contribuer à leurs profits. Est-ce vraiment une
dépense nécessaire? Comme si ce n’était pas assez,
le gouvernement ajoute une taxe de luxe sur ces
produits. Alors que le baume pour les lèvres n’est
pas considéré comme un produit de luxe, les
serviettes hygiéniques, elles, en sont un. Cela nous
montre bien qui a le pouvoir…
Notre santé
Des traces de dioxines sont présentes dans toutes
les grandes marques de tampons et serviettes et
c’est un produit extrêmement toxique (une goutte
peut tuer 1000 êtres humains…). Elle s’attache aux
tissus adipeux et n’est jamais éliminée.
Son effet est cumulatif et plus on en absorbe, plus
on risque de souffrir de ses effets. La paroi
vaginale étant très poreuse et absorbante
particulièrement pendant les périodes menstruelles,
nous sommes donc très vulnérables.
De plus, les tampons absorbent aussi les sécrétions
vaginales et créent un déséquilibre du pH de notre
vagin, ce qui peut causer des dommages permanents.
Beaucoup de problèmes sont associés à l’utilisation
des serviettes et tampons commerciaux, comme
l’augmentation du risque de cancer du col de
l’utérus, l’endométriose, les infections vaginales
chroniques, le syndrome du choc toxique (SCT), les
malformations congénitales, l’immunodéficience …
Même si les tampons et serviettes sont blanchis au
chlore , ils ne sont pas stérilisés. Il n’y a aucune
loi qui oblige les compagnies à tester leurs
nouveaux produits et à indiquer les composés
chimiques qu’ils contiennent.
Heureusement pour nous, il existe des solutions de
rechange très intéressantes.